Escapade londonienne - Ft Francis et Ana

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Escapade londonienne - Ft Francis et Ana



Escapade londonienne


Ft. Francis et Ana


La tête posée sur le côté de l’appui-tête, Julie contemplait les gouttelettes de pluie qui couraient le long de la vitre du train qui les feraient passer en quelques heures de l’autre côté de la Manche. Elle avait le sourire aux lèvres. Cette petite escapade à deux était exactement ce dont elle avait besoin. Elle avait beaucoup couru à droite à gauche pour le boulot ces derniers temps, et ils avaient eu du mal à vraiment passer du temps à deux. Quand elle avait reçu ce mail avec des promotions pour des allers-retours à deux depuis Paris vers d’autres capitales Européennes, elle avait envoyé un message à Francis et réservé les billets sans vraiment hésiter.

Puis Julie avait contacté la jeune journaliste qu’elle avait croisée à quelques reprises sur des évènements qu’elles couvraient toutes les deux. Elles n’étaient pas vraiment des amies, mais le courant était bien passé entre elles. Julie l’avait aidée une fois à se faire comprendre par un français un peu récalcitrant à faire un effort dans la langue de Shakespeare. Elle s’appelait Ana et vivait à Londres. Peut-être pourraient-elles profiter de ce petit voyage pour se voir un peu, en dehors du boulot qui ne leur laissait pas vraiment le temps d’approfondir leur relation amicale naissante.

La jeune femme sortit de ses pensées lorsque Francis revint s’installer sur le siège voisin. Elle tourna la tête dans sa direction et lui sourit. « J’ai hâte d’être arrivée. » lui dit-elle en posant la tête sur l’épaule de son amoureux, ses cheveux détachés venant chatouiller son cou.

Le trajet passa rapidement. Ils regardèrent une série sur son portable, un écouteur dans chaque oreille. Julie se fit gronder affectueusement à deux ou trois reprises par Francis après avoir tiré sur le fil de son écouteur sans faire exprès. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait, et lui non plus. Mais c’était la première fois qu’ils s’y rendaient ensemble, et les débats sur ce qu’ils devaient faire étaient animés, chacun voulant absolument faire découvrir à l’autre ses coins favoris.

La pluie qu’ils avaient quittée à Paris ne les avait pour l’instant pas rattrapés lorsqu’ils arrivèrent à Londres, mais la menace de l’humidité n’était pas loin. La luminosité particulière qui précédait ou suivait une averse en témoignait. La ville était magnifique sous cette lumière dorée, loin de la grisaille habituelle qu’on lui connaissait. Ca n’allait pas durer, à n’en pas douter, alors autant en profiter pour marcher un peu dans les rues de Londres. Ils auraient tout le temps de se réfugier dans des pubs ou des musées plus tard.

Une vibration dans la poche de Julie lui signala qu’elle avait reçu un nouveau message. C’était Ana, qui répondait au texto que Julie lui avait envoyé en arrivant à la gare de Londres.



Dernière édition par Julie Beauchamp le Sam 8 Déc - 14:12, édité 1 fois
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Francis Leclerc

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Francis était parti passer un coup de fil à un de ses collègues qui le remplaçait pour la semaine. Après tout, il avait bien droit à quelques vacances. Il admettait qu’il aurait préféré aller voir Annika, mais Londres… Et puis cela lui faisait vraiment plaisir de passer un peu de temps avec Julie. Elle n’avait pas arrêté de partir à droite et à gauche pour son travail, ce qui leur avait laissé peu de temps rien qu’à eux, et avec en plus les horaires décalés de Francis, il leur était difficile de trouver le bon timing. Mais Francis avait posé sa semaine dès qu’il avait entendu le mot « partir ».

Son collègue, Enzo, l’appelait pour prendre des nouvelles, mais surtout pour savoir régler la température du four comme le faisait Francis, car les clients se plaignaient que les baguettes étaient un peu trop cuites, ou alors pas assez. Blasé, le jeune homme se lança dans des explications claires, nettes et précises, qui avaient le mérite d’être rapides. Le train venait à peine de partir, il avait encore quelques minutes à accorder à Enzo, mais c’était tout.

Puis il rejoignit Julie, qui regardait par la fenêtre les gouttes d’eau faisant la course sur la vitre du train. Il la regarda un instant, restant volontairement derrière elle pour ne pas qu’elle le remarque. Si elle pouvait se voir comme il la voyait… Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et vint s’asseoir à ses côtés. Elle lui confiait sa hâte d’être sur place, et lui aussi trépignait d’impatience. Ses cheveux lui caressaient le cou lorsqu’elle posa sa tête contre son épaule. Francis lui prit la main, puis alluma son téléphone et lança Netflix pour passer le temps, un écouteur chacun, que Julie lui arrachait régulièrement, ce qui avait le don de l’agacer et de l’attendrir à la fois.

Puis ils finirent par débattre sur les endroits qu’ils devaient absolument visiter, et l’avis de Francis était inébranlable : Camden Town était la base à connaître avant de visiter le reste de Londres. D’ailleurs, si on n’a pas vu Camden Town, c’est que l’on n’a pas vu Londres.

Lorsque Francis et Julie sortirent de la gare, ce fut pour découvrir un magnifique soleil envahissant les rues de la ville, si bien qu’ils décidèrent de se promener sans but précis, profitant de la douce température ambiante. C’était Francis qui menait la marche, et il souriait intérieurement à l’idée de lui faire découvrir par surprise son endroit préféré de toute la ville. Il étaient presque arrivés à Camden, encore quelques rues à traverser et ils y étaient. Puis Julie s’arrêta pour lire un de ses messages sur son téléphone. Une de ses collègues, une certaine Ana qu’elle avait rencontrée lors d’un de ses nombreux voyages. Francis ne souvenait pas d’où, Julie rencontrait tellement de gens qu’il en perdait parfois le fil.  

"Eh bien, dis lui de nous rejoindre ? On a toute la semaine pour être rien que tous les deux, on peut aller manger quelque part, avec elle." dit alors Francis un brin amusé

Il attendit sagement que Julie eut finit de répondre à Ana, puis se pencha vers elle pour l'embrasser, et l'entraîner par la main vers un parc public, le Hampstead Heath. Il s'assit sur un banc au soleil et entreprit de faire la conversation avec un écureuil qui s'était approché. Puis, se tournant vers Julie, il lui lança :

"Il faut absolument qu'on aille au Richmond Park, il y a des écureuils partout, et des biches et des... enfin bon, des animaux. Et ça ressemble à une forêt."

Il tâcherait de l'y emmener le lendemain, mais pour l'heure, ils attendraient les indications d'Ana ici. Il attira Julie sur ses genoux et lui embrassa le front.
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Ana Elianós

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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana


Ana avait pas mal repris sa routine londonienne, n’apercevant les voix dans sa tête que rarement. Parfois, elle se retrouvait dans la peau de quelqu’un d’autre, parfois elle parlait des langues inconnues, mais souvent elle découvrait des rues qu’elle ne connaissait pas. Finalement, elle avait appris à agir comme si c’était quelque chose de normal. Elle ne se posait plus vraiment de questions, jugeant qu’elle aurait l’air folle en voyant un spécialiste et préférant de loin se noyer dans sa routine plutôt que subir une batterie de tests coûtant une fortune.

Alors qu’elle arrivait dans une période creuse, elle reçut un message de Julie Beauchamps. Pendant un court instant, Ana avait froncé les sourcils avant de se rappeler de cette jeune femme. Julie était une journaliste française avec qui elle avait échangé quelques mots à plusieurs reprises et qui l’avait aidée à s’en sortir lors d’un événement particulièrement compliqué pour elle. Elles avaient fini par s’échanger leurs numéros de téléphone en se promettant d’aller boire un verre un de ces quatre. Puis Ana s’était de nouveau replongée dans sa vie professionnelle en oubliant cette promesse.

Ce fut donc avec beaucoup de surprise qu’Ana reçut l’invitation de Julie : elle était à Londres avec son mari pour quelques jours et elle lui proposait de se joindre à eux pour boire ce fameux verre qu’elles s’étaient promis en coup de vent il y a de ça quelques temps. Ana aurait pu refuser. Après tout, elle faisait souvent ça : esquiver les événements sociaux, réduire à néant sa vie sociale, afin d’être sûre de n’avoir aucune raison de sortir le samedi soir. Mais alors qu’elle allait répondre qu’elle était occupée, ou inventer toute sorte d’excuses bidons, son instinct lui souffla d’accepter. Alors elle le fit.

Comme si le destin avait décidé de les lier à jamais, Julie lui indiqua leur endroit actuel. Ana était littéralement à cinq minutes à pieds de ce lieu. Même si elle avait voulu le faire exprès, elle n’aurait pas pu. Toujours suivant son instinct, Ana confirma sa venue sous peu. Elle s’arrêta à un coffee shop pour y récupérer quelques viennoiseries – rien d’aussi bon que celles françaises, mais quand même agréable en bouche. En repartant, Ana croisa son regard dans un miroir et se surpris presque à se demander si elle ressemblait à quelque chose. Puis elle secoua la tête, jugeant cette réflexion stupide. Pourquoi stresser de son apparence quand on va voir une connaissance ?

Ana mit un certain temps à retrouver Julie et quand elle le fit enfin, elle eût plusieurs sentiments qui se mélangèrent. Dans un premier temps, elle fut happée par le naturel de la française, comme toujours. Julie dégageait une aura très impressionnante. Elle enveloppait le monde dans un baume chaleureux et son sourire mettait à l’aise n’importe qui. Julie était au soleil ce qu’Ana était à la lune. Puis, dans un second temps, quand le regard d’Ana glissa sur le jeune homme à ses côtés, l’anglaise ressentit quelque chose d’étrange. Pendant un court instant, elle n’entendit plus les sons, ne sentit plus les odeurs. Pendant ce court instant, elle eût l’impression d’être complètement happée par quelque chose de supernaturel.

Julie ramena Ana sur terre en s’imposant dans son champ de vision. Puis elle fit cette chose très française qui consiste à coller son visage à celui de l’autre en faisant un bruit de succion. Ana ne lui en tint pas rigueur et afficha un sourire qui se voulait chaleureux sur son visage. Puis elle tendit son petit sachet de viennoiserie au jeune couple :

« Bienvenue à Londres ! »
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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana



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Cette escapade londonienne démarrait plutôt bien. Il ne pleuvait pas. Peut-être qu’un autre aurait dit qu’il ne pleuvait pas encore, ou qu’il ne pleuvait plus. En tous cas il ne pleuvait pas, à l’instant présent, et c’est tout ce qui importait. Les deux amoureux décidèrent donc de commencer par arpenter les rues plutôt que d’aller s’enfermer dans un musée. Ana, à qui Julie venait d’envoyer un texto pour la prévenir qu’elle était à Londres, ne tarda pas à répondre. Elle était disponible, et lui demandait dans quel coin de Londres ils étaient. Un regard vers Francis pour s’assurer qu’il était d’accord pour qu’elle les rejoigne le lui confirma, et à peine avait-elle terminé son texto qu’il l’entraînait vers un parc qu’elle ne connaissait pas. Le Londres que Julie connaissait, c’était plutôt les musées et les salles de spectacles.

Ils s’installèrent sur un banc, au soleil, et Julie reporta une nouvelle fois son attention sur son téléphone. Ana les rejoignait. Lorsque Julie releva les yeux, un écureuil se trouvait à deux pas de Francis, qui semblait parfaitement à l’aise avec l’animal. Julie ne put réprimer le grand sourire qui lui vint aux lèvres.

« Il est trop mignon ! »


Elle se rapprocha de Francis et tendit elle aussi sa main pour attirer le petit rongeur, qui s’approcha sans trop hésiter, humant l’air pour voir si elle avait quelque chose à manger. Il n’alla pas jusqu’à se laisser caresser, mais il était vraiment à quelques centimètres d’eux.

« C’est fou comme il n’est pas craintif ! »

La proposition de Francis fit mouche. L’enthousiasme dont il faisait preuve aurait déjà suffi, mais la petite queue touffue de l’animal qui leur faisait face donnait encore plus de poids à ses propos. Julie rit un peu devant la petite liste inachevée d’animaux dressée par Francis.

« Au National History Museum aussi il y a des animaux tu sais… »

Une simple petite pique, pour essayer de le motiver à aller faire un tour dans ce musée qu’elle affectionne particulièrement, pas seulement pour la galerie qui est impressionnante, mais aussi pour son architecture. Elle passerait des heures dans les couloirs du musée, à simplement admirer les détails des murs et des plafonds.

« Mais oui on ira au Richmond Park. J’ai hâte de voir tous ces écureuils. Tu crois que si je suis suffisamment patiente j’arriverai à en toucher un ? »

Leur petite conversation fut interrompue par l’arrivée d’Ana. Julie la reconnut aussitôt, même si elle ne l’avait pas croisée très souvent, et se leva pour se mettre à sa hauteur. Elle lui adressa un sourire alors qu’elle s’approchait d’eux, et lui fit la bise. Elle surprit le regard de la jeune femme qui s’était arrêté sur Francis. Elle était sans doute curieuse de savoir qui il était, aussi Julie le présenta.

« Hi Ana! That’s Francis, my partner. Francis, voilà Ana, dont je t’avais déjà parlé. »

Julie savait qu’Ana comprenait un peu le Français, mais elle préférait s’adresser à chacun dans sa langue. Elle s’amusa des viennoiseries qu’Ana lui tendait. Un petit cliché sur les Français, mais qui n’était pas vraiment faux. En plus elle avait faim. Julie tendit la main pour attraper un croissant, remerciant Ana.

« I can see you know how to talk to a French. »

L’écureuil se rapprocha un peu, innocemment, au cas où des miettes tomberaient au sol.

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Francis Leclerc

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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana


Julie, après la proposition lancée par Francis d’aller au Richmond Park, lui rétorqua alors :

"Au National History Museum aussi il y a des animaux tu sais…"

Oui, mais ils sont morts, se dit Francis a lui-même, affichant un sourire idiot. Il était évident qu’il n’échapperai pas à cette visite au musée. Julie enchaîna sur une phrase qui sonnait comme une promesse :

"Mais oui on ira au Richmond Park. J’ai hâte de voir tous ces écureuils. Tu crois que si je suis suffisamment patiente j’arriverai à en toucher un ?"

En toucher un, voilà qui était ambitieux. Pas impossible cependant, mais cela restait un exercice difficile exigeant beaucoup de patience et une bonne part de chance. Il vit le regard de Julie glisser à côté de lui, et entendit au passage le bruissement des pas sur le sol. Il tourna sur lui-même pour faire face à la nouvelle venue, qu’il devina être Ana avant que Julie n’ouvre la bouche pour les présenter.

Il fronça les sourcils, cherchant à comprendre le maelstrom de sentiments étranges qui s’offraient à lui aussi soudainement. Une aura attractive, où plutôt familière qui le coupait de tout l’espace d’un instant. Il secoua la tête, et revenant à la réalité, aperçut sa compagne aller faire la bise à la jeune anglaise. Il pouvait presque sentir le désarroi de cette dernière face à cette pratique. Francis réprima un sourire, lui non plus n’appréciait pas qu’on colle une joue contre la sienne : c’était envahissant, presque agressif. Très français. Aussi il se contenta de lui tendre une main amicale et au contact de celle d'Ana, il se sentit foudroyé sur place.

Il fit à peine attention au fait que sa compagne utilisait une langue étrangère pour s’adresser à elle. Vraiment, il y avait quelque chose qui clochait avec cette femme. Il se surprit à penser à Annika, comme si un lien connectait les deux jeunes femmes. Les sens en alerte, il prit tout de même un croissant à son tour en luttant incroyablement fort contre son instinct de boulanger.

C’est en mâchant le bout de viennoiserie – infâme – qu’il comprit, quelques secondes plus tard et manqua de s’étrangler. La pensée qu’il avait eu pour Annika prenait enfin son sens et il décida de tenter le tout pour le tout. Il ferma les yeux et se concentra. Enfin, au prix d’un effort considérable, il se trouva à ses côtés, observant la situation de l’extérieur.
 
"Derrière toi.", fit-il un brin amusé.

Francis se déplaçait autour d’elle, surveillant attentivement ses réactions. Ils n’étaient pas connectés comme le jeune homme pouvait l’être avec Annika, mais elle le voyait. Il rayonnait de bonheur, il avait en face de lui la preuve indéniable qu’il n’était ni fou, ni seul. Il arborait un sourire malicieux et dit alors à Ana avec une franchise déconcertante :

"Je suis prêt à parier que cette imposture de viennoiserie a été faite avec du lait en poudre et du beurre tout court au lieu du beurre de tournage. Sans vouloir te vexer, c’est une attention touchante et je t'en remercie."

Affichant enfin un sourire bienveillant, il se promit de partager cette anecdote avec Annika. Le hasard faisait parfois bien les choses.
Puis, s’en voulant de faire lambiner sa compagne, il reprit à voix haute:

"Combien de temps ça fait ? Vous êtes combien ?"

Francis avait tellement de questions à lui poser qu’il en perdait le fil, mais il savait que lui-même ne parlerait jamais de ce sujet avec une personne inconnue au bataillon, aussi se tut-il tout en continuant de danser d’un pied sur l’autre. Ils n'étaient pas les seuls. Et ça avait quelque chose de rassurant.
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Ana Elianós

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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana


Julie passait parfaitement d’une langue à l’autre, sans aucun bémol. Ana admirait cette fluidité qui lui échappait mais qui l’avait bien aidée lors de leur première rencontre. De nouveau, les yeux de l’anglaise glissèrent sur le fameux Francis. Il y avait quelque chose de bizarre à son sujet, mais Ana n’arrivait pas à mettre le doigt sur la chose en question. Il vint lui serrer la main et une drôle de sensation se propagea chez elle. Elle décida de l’ignorer et se contenta de de nouveau poser son regard sur Julie qui sourit en la remerciant pour les croissants. I can see you know how to talk to a French, venait-elle de dire dans un anglais parfait. Ana hocha distraitement la tête pendant que Francis entreprit de s’étouffer avec une viennoiserie. Une grimace se dessina sur le visage de la jeune femme : si ce qu’elle avait acheté tuait le mari de Julie, elle s’en voudrait pour le restant de ses jours.

Finalement, ce fut au tour d’Ana de s’étrangler mais avec sa propre salive. Alors qu’elle voyait très clairement Francis devant elle, elle entendit sa voix derrière elle. Ana se retourna violemment pour découvrir un deuxième Francis qui avait l’air un brin plus amusé que l’autre. Finalement, le Français partit dans un monologue dans un français juste assez rapide pour qu’Ana comprenne trop tard qu’il dénigrait carrément les croissants rapportés par Ana. Il la remercia néanmoins, comme s’il était tout à fait normal qu’il soit à deux endroits en même temps.

Au bout d’un moment, le deuxième Francis disparut et le premier se mit à parler. Combien de temps ça fait ? Vous êtes combien ? Ana se sentait complètement assaillie de question. Malgré elle, elle fit un pas en arrière. Il n’était peut-être pas trop tard pour courir ? Elle lança un regard alarmé et suppliant à Julie qui semblait complètement perdue – bien qu’un peu moins qu’Ana à cet instant précis. Ana fit de nouveau un pas en arrière.

« Je ne sais pas de quoi vous parler. Ne refaite plus jamais ça. »

Prononça Ana, la voix peu assurée, mais avec un regard assez noir. Elle avait dit cette phrase dans son français approximatif, son accent rendant très probablement sa phrase plus risible que menaçante. La mâchoire serrée, Ana posa à nouveau son regard sur Julie.

« I don’t know if you’re joking, but this is not funny, so please make him stop… »

Demanda-t-elle d’une voix presque suppliante. Jamais Ana ne s’était sentie aussi démunie. Elle ne comprenait rien à ce qu’il venait de se passer. Elle sentait qu’il y avait quelque chose d’étrange avec Francis, mais elle n’arrivait toujours pas à mettre le doigt dessus. Pour le moment, elle se sentait juste complètement impuissante face à ce qu’il se passait et elle aurait aimé se réfugier très loin de ce parc. Peut-être en Italie ? Au moins, il y aurait Elio qui serait là. Elio… Ana fronça les sourcils. Les deux phénomènes étaient-ils liés ?
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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana



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Les croissants apportés par Ana n’étaient pas à la hauteur de ceux que Francis faisaient. Ca se voyait même sans avoir goûté, à la texture sous les doigts. Mais ça restait une gentille attention de sa part. Et après tout elle ne pouvait pas savoir qu’elle avait à faire à un boulanger. Julie ne se souvenait pas avoir parlé du métier de son amoureux à Ana. Leurs échanges étaient restés plutôt professionnels. Après que Julie aie sauvé Ana d’une situation un peu compliquée due au fait que les français ont parfois tendance à aimer faire tourner en bourrique les anglais en faisant semblant de ne rien comprendre à leur langue, elles avaient partagé quelques anecdotes, avaient pris un café ensemble, mais c’en était resté là. Julie ne savait même pas si Ana était célibataire ou non.

Julie croqua un morceau de croissant, portant son attention sur le petit rongeur qui s’approchait de plus en plus. Elle jeta un regard vers Francis, s’attendant à un regard complice dans sa direction. Il devait trouver ça amusant qu’on lui offre des croissants. Mais ce dernier avait l’air plutôt ailleurs. Il fixait étrangement Ana. Peut-être qu’elle lui rappelait quelqu’un qu’il connaissait ? Julie ne s’inquiéta pas plus que ça. Francis n’était pas d’un naturel très sociable avec les gens qu’il ne connait pas. Et peut-être aussi que le fait qu’Ana parle mal le français et lui mal l’anglais l’intimidait. La jeune femme entreprit de découper un petit morceau de croissant et de le tendre vers l’animal qui se trouvait désormais à moins d’un mètre d’elle. Elle laissa tomber le bout de croissant sur le sol pour voir si l’écureuil viendrait le chercher.

L’animal s’empara du précieux morceau de viennoiserie qu’il savait visiblement apprécier à sa juste valeur contrairement aux deux français habitués à mieux. Et Francis ouvrit la bouche pour poser à Ana des questions qui n’avaient pas de sens. Ana s’adressa alors à Francis, sèchement, une lueur de panique et d’hostilité dans le regard, que Julie ne lui connaissait pas du tout et à laquelle elle ne s’attendait pas de la part de cette journaliste d’ordinaire plutôt discrète. Complètement perdue, Julie avait oublié l’existence de l’écureuil qui accaparait son attention quelques instants seulement auparavant. Son regard passait d’Ana à Francis, cherchant à comprendre ce qu’elle avait raté. Lorsqu’Ana s’adressa à elle, la suppliant de faire quelque chose, elle se tourna vers Francis, un peu inquiète.

« Francis que se passe-t-il ? Je comprends rien du tout à ce qu’il se passe. Vous vous connaissez déjà ? »

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Re: Escapade londonienne - Ft Francis et Ana


Ana recula d’un pas, puis d’un autre avant de mentir à Francis. Je ne sais pas de quoi vous parlez. Il avait peut-être été trop brutal, mais quel autre moyen avait-il de savoir si oui ou non elle était comme lui ? Il n’en connaissait pas, n’ayant rencontré qu’Annika. Puis la jeune femme s’adressa à Julie qui, interloquée, demanda à Francis de s’expliquer.

Les yeux réduits à deux fentes, ce dernier se massait les tempes, plus par habitude que par besoin. Il inspira profondément, prit une voix calme et posée et répondit à sa compagne :

"Elle est comme moi. Comme Annika. Comme encore beaucoup d’autres, visiblement. Ou alors le monde est petit."

Francis était perturbé. Il savait pertinemment qu’Ana savait de quoi il parlait. Elle connaissait les migraines, la petite voix dans sa tête qui lui hurlait que la folie était en train de s’installer, elle connaissait aussi les "hallucinations", les émotions qui tombaient de manière aléatoire. Il ne comprenait pas pourquoi elle était autant sur la défensive.
Il continuait de mâcher son semblant de croissant en silence, puis s’adressa à Ana :

"I’m sorry. That’s how I met Annika. She is german and we both thought we were going insane when we saw each other. She was in Berlin, I was in Paris. Hundreds miles between us, but that… link kept us in touch. And when I saw her, when she came to Paris, we both understood we were not insane at all."

Il ignorait si son anglais était grammaticalement correct, mais espérait que son accent français ne déformait pas ses propos. Globalement, il avait dit ce qu’il avait à dire, et c’était déjà bien. Il ajouta, assez mal à l’aise :

"You don’t have to feel like you were in danger with me. I won’t do it again, and I really am sorry, I was just happy to find someone like me. I wanted you to know that you’re not alone anymore."

La solitude lui avait beaucoup pesé. Bien sur il avait Julie, mais elle n’était pas en mesure de comprendre toute la complexité de la chose, ainsi il s’était senti seul un long moment avant de connaître Annika, du moins avant d’avoir la confirmation qu’elle était réelle. Et il avait en face de lui une personne qui, comme lui, se sentait probablement perdue et confuse comme il l’avait été.

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