"Les sens en éveil" - ft. Ana

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"Les sens en éveil" - ft. Ana





Les sens en éveil


Feat. Ana Elianós











Rome de bon matin. Quoi de plus beau que de se réveiller, de se mettre sur son balcon et de surplomber la mégapole à la manière des Empereurs de jadis. Cette ville est pour toi encore aujourd'hui la capitale du monde civilisé. Tout part d'ici, et d'ailleurs ne dit-on pas que toutes les routes mènent à Rome ? Oui tu aimes cette ville. Oui tu aimes la découvrir et la redécouvrir sans cesse. Vous deux c'est pour la vie ! Vous avez beau vous quitter, vous vous retrouverez toujours ! D'ailleurs tu as bon espoir qu'un jour elle sera à tes pieds.

Les événements de ces derniers jours t'ont déstabilisé. Entre le fait que tu ais quitté ton travail et... Ce truc qui s'est passé entre Elio et toi... Bref, tu ne veux pas en parler, c'était assez étrange. Pourtant ça explique pas mal de choses, notamment tes comportements de ces derniers jours. Tu sens qu'il y a un lien direct de cause à effet, mais... Tu n'arrives pas à mettre la main dessus.

M'enfin ! L'avenir te le dira. En attendant une belle journée se lève et tu es d'humeur très joueuse aujourd'hui ! Tu as bien envie de te balader et de voir comment sont habillées les romaines par cette belle journée d'octobre. Vite fait, une douche, ton T-shirt, ton jean, ta veste et tu es parti. Tu sors dans la rue. Tu croises tes voisins de pallier. Un charmant couple de personnes âgées que tu respecte assez, surtout vu le boucan que tu dois faire. L'âge a ses avantages parfois.

Tu continues ton chemin vers les collines où tu as l'habitude de passer assez souvent ces derniers temps. Un petit tour devant le Colisée. Juste au dessus il y l'un des meilleurs cafés de Rome. Tu y va comme assez souvent et commande ton café discutant avec le patron et quelques habitués. Tu te mets en terrasse. Une magnifique jeune femme brune passe. Tu lui souris. C'est parti tu as décidé de l'accoster. Mais à peine te lèves-tu pour aller la voir, elle avait déjà disparu. Les rues ne sont pas bien large et l'on peut vite confondre les individus. Certes, mais elle était à deux pas de toi.

Bref. Après cet échec cuisant, les habitués te charrient peu. D'ailleurs selon eux il n'y avait personne. Tu t'énerves. Essuyer un échec comme celui-là ce n'est pas digne de toi. Tu te rattrapera dans la journée. Mais les autres habitués te charrie encore et tu commence à te disputer. Au bout de cinq minutes tu en as déjà marre. Tu t'en va donc en laissant la monnaie sur la table. On te demande de revenir, que ce n'était qu'une blague. Tu rétorque un doigt d'honneur et un bon vieux "Và fà in culo!".

La journée n'est pas finie. Tu te dis que des femmes dans Rome ce n'est pas ce qui manque. Tu te diriges vers le Palatin. Il y a de jolis coins là-bas, bien sympathique pour te reposer de tes émotions. Tu t’assoies sur un banc, t'allumes une cigarette et respires. La jeune femme est là, au téléphone cette fois. Elle passe devant toi et lorsque tu tournes ta tête, elle a déjà disparu.

Tu te demandes ce que tu as fait la veille pour avoir des hallucinations. Rien de particulier pourtant, tu t'es même endormi tôt pour ne pas avoir à être réveillé par la femme de ménage. Bref. Tu écrases ta cigarette et continue ta route. Tu te diriges alors vers le Circus Maximus.

Cet ancien cirque est devenu un endroit paisible. On peut mal s'imaginer aujourd'hui que des courses de char et des combats de gladiateurs y étaient organisés lorsqu'on voit aujourd'hui tous ces enfants s'amuser dans l'herbe verte de ce grand parc. Cet endroit est assez paisible. On peut s'y prélasser au soleil, manger, s'asseoir tout simplement, lire... Ou dans ton cas fumer simplement ta cigarette en observant les gens.

C'est une activité à laquelle tu t'adonnes assez souvent. C'est assez apaisant à vrai dire de ne rien faire, sans avoir besoin de la technologie pour s'occuper. Cette fois par contre tu as une occupation dans la tête. La jeune femme est de retour, de dos, à quelques mètres de toi. Cette fois elle ne t'échappera pas. Tu te lèves. En t'approchant ton cœur s'accélère comme si c'était la première fois que tu faisais ça. Or habituellement tu n'as aucun stress.

Lorsqu'elle se retourne et que vos regards se croisent. Un flot incroyable d'émotions t'assaille. Tu l'observe durant de longues secondes. Ses yeux d'un vert émeraude transpercent ton âme comme si elle lisait déjà en toi, sans même te connaître. Ses cheveux noirs au vent semblent flotter et lui donnent l'air de s'envoler. Sa peau blanche, pâle qui au soleil semble briller et s'évaporer. Ses lèvres pulpeuses mises en valeur d'un magnifique rouge à lèvre rouge profond te crient presque de l'embrasser. Tu n'arrives pas à décoller ton regard.

Mais au-delà de cette beauté physique tu ressens quelques chose de bien plus profond et bien plus beau que tu n'as jamais ressenti, comme si vous étiez liés l'un l'autre d'une étreinte invisible. Comme si un lien vous avaient reliés et que vous n'étiez pas là par hasard. Tu reste muet. Tu ne sais pas quoi dire devant une telle beauté et un tel flot d'émotions comme si les étoiles elles-mêmes étaient venues te rendre visite.




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Ana Elianós

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Re: "Les sens en éveil" - ft. Ana


Ana avait eu une journée épouvantable. Tout d’abord, elle n’avait pas pu dormir de la nuit. Elle avait eu un nombre incalculable de chansons en tête alors même qu’elle n’en connaissait aucune. Ensuite, elle s’était réveillée en urgence, pensant qu’elle était en retard, et avait couru partout pour finalement arriver avec une heure d’avance là où elle devait être. Elle était pourtant si sûre d’avoir vu sept heures au réveil alors qu’il n’était que six. Elle avait donc commencé sa journée, sous la pluie, à attendre que les bureaux ouvrent pour pouvoir y entrer. Le reste de la matinée avait été tout aussi difficile : Ana avait l’impression d’être sous un autre fuseau horaire, d’entendre des bruits qui n’étaient pas autour d’elle et avait terriblement envie de manger italien.

N’écoutant que son estomac, dès que midi sonna, Ana prit son téléphone pour réserver dans un restaurant italien des alentours. Son ventre hurlait famine, et l’idée de manger des pâtes carbonara à l’italienne ne calmait en rien ses envies. Pendant quelques secondes, Ana s’arrêta. Elle avait l’impression d’avoir changé de ville. Elle s’avança précipitamment, se faisant retenir de justesse par un passant, manquant de se faire écraser par une voiture. Regardant autour d’elle, Ana fronça les sourcils. La rue ne ressemblait définitivement pas à ça quand elle s’était avancée. Secouant la tête, la jeune femme mit ça sur le compte de la fatigue.

Finalement, le seul moment intéressant de sa journée fut quant elle pu enfin goûter à ces pâtes carbonara qui lui avait donné envie toute la matinée. Mais ce moment fut de courte durée car au bout de la deuxième bouchée, elle ne pu s’empêcher de penser que c’était des fausses et qu’elles ne valaient en rien celles de Rome. Surprise par sa propre pensée, Ana engloutit son assiette, et partit rapidement. Ayant son après-midi de libre, elle se dirigea vers St James’ Park. Elle avait toujours apprécié ce petit coin de verdure, avec tous ces écureuils qui gambadaient librement sans être trop effrayés. S’allongeant par terre, elle en profita pour fermer les yeux quelques instants.

Quand elle rouvrit, le parc avait changé. Elle avait devant elle un immense bâtiment qui n’était pas du tout d’architecture londonienne. Ana secoua la tête une fois, deux fois, rien n’y faisait. Sa vue n’arrêtait pas de changer : un coup St James’ Park, un coup ce lieu incongru. Finalement, elle croisa le regard de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Ou peut-être que si. Elle avait l’impression de l’avoir déjà vu. Peut-être dans une autre vie. Une vie où elle n’était pas elle. Qui était-il ? Cela faisait maintenant quelques mois qu’Ana perdait la tête. Plusieurs fois, elle avait dansé sur des notes de musique qu’elle ne connaissait pas, plusieurs fois elle avait croisé le regard perdu d’un jeune homme qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Mais cette fois, c’était quelqu’un d’autre.

Plus l’inconnu s’approchait, plus Ana passait par toute sorte de sentiment. Au début, la panique. Que voulait-il ? Qu’est-ce qu’il se passait ? Pourquoi la fixait-il à ce point ? Elle voulait fuir, courir, s’éloigner. Puis finalement, elle ressenti une sorte d’apaisement. Elle sentait qu’elle n’était pas en danger. Mais l’incompréhension régnait. Circus Maximus. C’est là qu’elle était. Ou pas. Qu’elle était à moitié. Ana se leva et s’approcha de l’inconnu. Sans aucune gêne ni complexe, elle approcha sa main de son visage, comme pour vérifier qu’il était bien réel. Une nuée de sensations traversent son corps à ce geste. Alors elle recule, comme un petit animal effrayé. Au bout d’une éternité, elle finit par articuler :

« Est-ce que je deviens folle… »

Ana commence à décrire cet inconnu sous ses yeux. Ses cheveux en bataille, son allure de badboy charmeur, ses yeux perçants. Puis un mot lui vient à l’esprit, comme si depuis toujours elle le connaissait. Ana fronça de nouveau les sourcils et murmura les mots suivants, à sa propre surprise :

« Tu es… Stefano ? »
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Une caresse sur le visage, comme une étreinte émotionnelle. Tu ne voyais plus qu'elle. Tu la connais. Tu sais qui elle est. Tu ne l'as jamais vu de ta vie. La question qu'elle pose te parle, car toi même tu deviens fou. Que se passe-t-il bon sang ? D'abord Elio, maintenant cette jeune femme aux allures des plus élégantes, que cependant tu n'as jamais vue. Pourtant tu as l'impression de la connaître, comme si tu l'avais côtoyée dans une autre vie. Cette magnifique jeune femme... Ana.

Son nom t'es venu comme une évidence. Visiblement elle aussi. Elle prononce ton prénom à la fois comme une question et comme une affirmation. Le décors change. Tu ne sais plus où tu es. Tu sens la pluie qui s'écoule dans tes cheveux. La boue dans laquelle tu marches. Les odeurs sont différentes. C'est déconcertant de sentir tout un panel d'odeur qui ne se ressemblent pas. Sentir à la fois la pluie et le soleil est une sensation indescriptible. St James Park. Voilà le nom qui te viens à l'esprit. Tu l'as entendu. Comme une évidence là aussi.

"-Ana."
C'est la seule chose que tu réussis à prononcer. Son nom. Tu ne sais pas comment l'expliquer. Tu ne sais pas non plus ce que tu ressens. Entre peur et fascination. Entre incompréhension et entrain. Entre folie et douceur. Entre confusion et clarté. Indescriptible est le seul mot qui te vient à l'esprit. Seul votre lien compte à ce moment précis, comme gelé dans le temps. Le lieu importe peu. Le Circus Maximus, St James Park, peu importe. Seul ce que vous ressentez incombe. Comme une douce présence que vous ne pouvez pas expliquer et qui efface tout ce qui vous entoure. Tu ne sais quoi dire. D'ailleurs tu n'as pas envie de parler.

Vous vous jaugez. Essayez de comprendre. Tu souris. Tu ne sais pas comment réagir autrement. Hors tu temps. Hors de l'espace. Hors de la réalité, votre réalité. Bien à vous. Tant de sensations, tant de ressentis, en un si court instant. Rien ne compte, mais tout est là. Tu lui attrapes les mains, comme pour vérifier à nouveau qu'elle est bien réelle. Elle l'est, il n'y a aucun doute.

Tu n'as pas envie de lâcher ses mains. Tu ce que tu peux ressentir est là. C'est sans fin, du moins tu l'espère. Toi qui n'a que peu de considération pour les gens, tu viens de voir une personne dans son entièreté. Et tu trouves ça magnifique. Ce moment suspendu comme si rien d'autre ne comptais mais qui prends toute son ampleur dans cette réalité. Impossible de savoir si tout ceci est vrai. Mais tu veux que ce moment ne s'arrête pas.




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Ana Elianós

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Ana. Ce mot sort de sa bouche comme une évidence, résonnant dans l’esprit d’Ana comme un son nouveau. Elle a l’impression de se redécouvrir avec travers ses lèvres, comme si pour la première fois, son identité prenait un sens. Elle ouvrit la bouche à son tour, comme pour rajouter quelque chose, mais aucune parole n’en sortit. Le décor autour d’elle ne faisait que changer. Un coup la grisaille londonienne, un coup la chaleur italienne. Ana se sentait à la fois complètement perdue, subjuguée et fascinée. Elle ne comprenait rien à ce qu’il lui arrivait et elle était sûre de la véracité de ce qu’elle sentait, voyait, et ce même si cela ne faisait aucun sens.

Comme pour se prouver à lui-même qu’il ressent la même chose, Stefano prend les mains d’Ana dans les siennes. Un frisson lui parcourt le corps. Tout semble surréaliste, tout est amplifié. Ce simple contact donne à Ana l’impression de découvrir de nouvelles sensations, d’être hypersensible. Un courant électrique semble jaillir entre leurs corps comme inexorablement attiré l’un vers l’autre. Ana détache ses yeux de ceux de l’Italien pendant quelques instants pour regarder ses mains. Elle démêle et entremêle leurs doigts, comme si ce geste répété pourrait lui donner une véritable explication.

Jugeant que l’inexplicable restera ainsi, Ana lève de nouveau la tête pour regarder Stefano dans les yeux, toujours en lui tenant la main. Elle essaye de trouver les mots, mais rien ne vient. Qui es-tu ? Où es-tu ? Comment fais-tu cela ? Tant de questions dont elle connaît les réponses. Il est aussi ignorant qu’elle sur la question. Leurs esprits semblent connectés et elle n’arrive pas à comprendre pourquoi, ni comment. Finalement, le décor fini par se stabiliser. Les deux mondes cohabitent. Ana arrive à la fois à voir St James’ Park et Circus Maximus. Elle arrive à sentir l’humidité et la chaleur. Elle arrive à voir son corps à Londres et son corps à Rome. Elle sent à la fois le regard de Stefano et le regard des gens qui la fixe en se disant qu’elle est étrange.

Est-ce que Stefano arrive à trouver aussi cet équilibre ? Est-ce qu’il ressent ce qu’elle ressent ? Elle veut partager ce qu’elle voit, alors elle l’attire contre lui, comme pour l’inviter à visiter son monde. Sans le lâcher des yeux, elle recule jusqu’à finir assise sur un banc où elle le fait s’assoir également. Elle se voit toujours debout à Rome mais assise à Londres. Elle ne comprend toujours pas, mais elle se sent apaisée malgré tout. Elle se décide alors à parler une nouvelle fois :

« J’ai l’impression de devenir folle… Avant, je n’avais que des flashs de la vie d’un autre. Mais là, je peux te sentir, je peux te voir, je peux te parler… Et ça fait sens ? Cela semble à la fois si réel et surréaliste… »

Ana se perd elle-même dans ses propos. Elle a l’impression à la fois de délirer et d’enfin trouver les bons mots. Elle qui d’habitude ne parle pas aux autres se trouve maintenant à ne pas savoir pas où commencer.
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L'harmonie. Il n'y a pas plus beau mot que celui-ci. C'est l'harmonie que tu ressens en cet instant. Tu la regardes t'emmener à quelques mètres de là sur un banc. Mais tu restes debout à Rome. La regardant dans les yeux, lui tenant toujours les mains. Tant d'harmonie et de sérénité comme tu ne les as jamais ressenties. Mais tu sens toujours la confusion en elle. Comme si l'harmonie de ce moment la déstabilisait. C'est une sensation que tu comprends et que tu ressens aussi, mais que tu ne veut pas laisser t'envahir. Ce moment est trop précieux pour le gâcher avec ce genre de pensées.

Comme apaisée, alors les mots sortent de sa bouche. Confus. Profondément confus Comme si elle ne savait pas par où commencer. Tellement de choses se bousculent dans sa tête. Tu le ressens. Autant de confusion, autant de choses enfermées. Tu les ressens. C'est un barrage qui est prêt à céder. Une immense onde de choc dans son esprit. Tu ressens ça comme un immense tourbillon. Lorsqu'elle finit de parler tu met ta main sur sa joue. Comme pour essayer de la rassurer.

"-Pourquoi ça devrait avoir du sens Ana ? Tout ce qui compte c'est l'instant présent et ce qu'on ressent."

Tu ne sais pas si tu as dit ça pour la rassurer ou pour te rassurer. À vrai dire, tu pense que c'est un peu pour tous les deux que tu l'as dit. Mais tu le penses sincèrement. Après tout, toute cette confusion ne compte pas. C'est ce que vous ressentez à l'instant qui compte et autant d'harmonie... C'est du pur bonheur. Comme si toute ces tensions s’évanouissaient. D'un seul coup.

C'est alors que tu décides de l'emmener marcher le long du Circus Maximus. Tu sens la chaleur de Rome sur tes joues, et la douceur du climat londonien en même temps. Tu es assis et debout à la fois. Cette dualité est fascinante. La peur a laissé court à la fascination, l'incompréhension à l'entrain, la folie à la douceur, la confusion à la clarté. L'harmonie. En somme. L'harmonie la plus pure. C'est vraiment le mot qui te vient à l'esprit. Tu ne sais pas comment c'est possible. Tu ne sais pas d'où ça vient. Mais cette harmonie là tu veux la ressentir tout le temps, tous les jours.

"-Harmonie, dis-tu en souritant."

Depuis le début tu ne veux dire que peu de mots. Mais celui-ci te brûle les lèvres. Tu avais envie de le dire depuis un petit moment, mais tu ne savais pas comment exprimer ce sentiment là. Ce sentiment si précieux. Ce sentiment si pur. La pureté de ce moment ne peut être entaché par rien au monde tellement il paraît immaculé. Tu souris. Sans doutes réellement. Comme rarement ça t'es arrivé jusqu'ici. Tu souris.




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Re: "Les sens en éveil" - ft. Ana


Pourquoi ça devrait avoir du sens Ana ? Tout ce qui compte, c’est l’instant présent et ce qu’on ressent. prononça Stefano comme si c’était une évidence. Ana aime le contrôle, elle aime comprendre, elle aime mettre des mots précis sur ce qui se passe. Et dans cet instant présent, c’est plus le chaos. Elle ne comprend pas. Elle ne contrôle rien. Elle n’a pas les mots. Pendant qu’Ana se perd dans ses émotions, Stefano prend les devants. Il décide de la guider. Alors elle découvre le Circus Maximus. Elle regarde autour d’elle et voit des enfants parler une langue qu’elle comprend malgré elle. Elle sent la chaleur d’un pays qu’elle ne connaît que très peu.

Harmonie, prononce Stafano en souriant. Il semble si confiant quand Ana ne l’est pas. Elle se voit assise et debout en même temps. Elle se sent en Italie et à Angleterre. Elle a l’impression d’être deux personnes en une. Plus les secondes défilent, plus il lui est difficile d’être à deux endroits différents. Elle entend un bruit sourd non loin d’elle, ce qui la ramène à St James Park complètement. Elle est assise par terre, la bruine a repris de plus belle. Depuis combien de temps ? Ana sent l’eau qui dégouline le long de son cou, de son visage, qui glisse dans son dos, entre ses seins. Alors elle se redresse afin de s’abriter sous un arbre. En levant la tête, elle aperçoit un écureuil qui la fixe étrangement.

Ana se sentait dépassée par les événements. Malgré tout, elle voulait y retourner, elle voulait comprendre. Alors, oubliant la terrible douleur qui commençait à prendre forme dans sa tête, elle ferma les yeux et s’imagina de nouveau Rome, le Circus Maximus, Stefano. Quand elle rouvrit les yeux, elle était de nouveau devant lui. Un sourire s’étira aux coins de sa bouche. C’était la première fois qu’elle semblait avoir la maîtrise de ce fil invisible entre eux. De nouveau, elle se délecta de la chaleur italienne tout en sentant le regard du petit animal londonien.

« Harmonie difficile à maintenir. »

Prononça Ana, comme pour répondre à la dernière phrase que Stefano avait dite. Comme pour imager ses propos, le décor sembla clignoter pendant un instant. Cette fois, elle n’était plus à Rome mais Stefano était avec elle sous l’arbre anglais. Ana, bien que toujours confuse, ne pu s’empêcher de sourire à nouveau.

«C’est comme un voyage initiatique à la découverte d’une nouvelle culture ! »

S’exclama-t-elle, si heureuse à cette idée d’en apprendre plus. Au final, à l’instar de ses nombreux voyages dans des civilisations inconnues, cette nouvelle aventure semblait renfermée plein de secrets et de nouveautés. Il lui suffirait d’être patiente pour réussir à en comprendre la plupart des rouages.
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Tu t'es arrêté. Comme si le doute qu'elle semait en elle, elle l'avait aussi semé en toi. L'harmonie n'est que l'expression d'un instant malheureusement. Cette sérénité te ne la retrouve que peu. Elle est si fragile, si pure... Un murmure peut la faire s'effondrer. Rome n'était qu'un murmure. Et l'idée s'est effondrée. L'harmonie n'est qu'un instant et même le soupir d'un petit animal peu s'avérer être le rugissement qui fait tout s'effondrer.

Elle disparaît. Tu es sur le Circus Maximus. Seul. La douleur t'assaille. Moins forte. Atténuée. Apaisée. Mais toujours aussi incompréhensible. Il manque une pièce au puzzle. Tu le ressens. Tu n'es pas fou. Il y a quelque chose de réel dans tout ceci. Mais quelque chose échappe à cette compréhension. Comme incomplète. Qu'un murmure fait fuir. Une idée qui sur le point de germer s'envole dans le vent qui se lève.

Tu regardes vers le Capitole. Cet immense bâtiment blanc qui aujourd'hui abrite un musée te brûle la rétine. Tu le caches donc de ta main. Tu Te mets donc à l'ombre, le temps de t'allumer une cigarette. Une clope à la bouche. Le feu qui embrase le tabac de la cigarette. Une bouffée. Un soupir. Le moment est parti. Cette plume qui à la moindre brise s'élève et s'éloigne. Mais le son de ce petit être te reviens à l'esprit.

Tu peux donc le voir, presque le toucher. Une goûte de pluie tombe sur ta nuque dénudée de part ta position. Tu entends alors sa douce voix. Tu sais qu'elle est là. Harmonie difficile à maintenir effectivement. Un sourire s'étire sur tes lèvres tandis que tu observe ce petit animal en tirant sur ta cigarette sous l'ombre d'un platane. Ta migraine est présente. À l'évidence Ana maintient ce lien et ça joue sur ta fatigue.

Tu veux le maintenir aussi. Mais l'instant est passé. Pourtant tu veux quand même que le lien se maintienne, comme déjà en manque d'autant de sérénité. Tant de rareté émanent de ce moment, qu'elle en dévient précieuse. Plus précieuse que tout l'or du monde. L'animal ne te voit pas. Tu ne peux pas le toucher. Mais tu as cette chance de pouvoir l'observer depuis plusieurs milliers de kilomètres. Tu reportes alors ton attention sur Ana, lui adressant le même sourire que précédemment.

Oui on peut voir les choses comme ça. Un voyage initiatique. L'idée te fait rire. C'est intéressant de le voir sous ce point de vue. Apprendre c'est ce qui nous constitue, ce qui nous conditionne. Et quelle plus belle manière d'apprendre que derrière les yeux d'un autre ? Un voyage oui. Mais à travers l'autre et c'est là toute la beauté de la chose. Tu te relèves donc sous la pluie londonienne, tout en écrasant ta clope sous le soleil romain. Tu lui tends alors ta main :

"-Alors voyageons ensemble si tu le veux bien."




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Re: "Les sens en éveil" - ft. Ana


Stefano tendit sa main vers Ana et lui proposa de voyager ensemble. Cette idée fit sourire Ana de plus belle. C’était à la fois étrange et amusant. Ana avait pour habitude de ne s’attacher à rien ni personne, préférant la solitude salvatrice à la compagnie étouffante. Elle ne s’imaginait pas un seul instant vivre avec qui que ce soit, elle aimait se balader seule, elle aimait manger seule, elle aimait respirer seule. Elle s’imposait des activités sociales uniquement si elle lui rapportait quelque chose. En général, c’était son salaire. Ce qu’elle aimait, c’était observer et non parler. Les seules fois où elle appréciait la compagnie d’un autre, c’était pour apprendre. Elle plongeait tête baissée dans les histoires qu’on lui contait pendant ses voyages. Elle se noyait dans l’apprentissage des différentes cultures qu’elle croisait. Finalement, Ana pouvait être qualifiée d’une égoïste sociale : elle ne sociabilisait avec d’autres que si elle pouvait en tirer quelque chose. Elle ne leur offrait rien en retour : personne ne savait rien d’elle, personne ne la connaissait, personne ne pouvait comprendre les mystères autour de sa personne.

Malgré tout, Ana ne pouvait pas s’empêcher de fantasmer avec cette main tendue. Elle s’imaginait presque vadrouiller dans les villes et les villages accompagnée d’un Stefano qu’elle seule pouvait voir. Elle se voyait presque en train de lui raconter les mythes et légendes qu’elle connaissait, tout en lui pointant du bout des doigts les différentes statues, les différents monuments, les différents lieux de culte qu’elle croisant. Ana avait presque l’impression que tout cela pouvait se réaliser. Mais c’était stupide : Ana ne se voyait pas parcourir le monde accompagnée d’un être invisible. Et puis, Stefano ne proposait de voyager ensemble que dans cette aventure étrange où ils semblaient partager leurs esprits. Pour chasser ces visions étranges, Ana secoua la tête.

Et c’est à ce moment que la migraine se fit de plus en plus violente. Ana eût l’impression qu’à chaque rotation de la Terre, son cerveau risquait de s’échapper. Elle pouvait sentir chaque veine battre dans ses tempes, dans son crâne, jusque dans sa nuque. Pendant un court instant, Ana vit le temps s’échapper comme au ralenti. Elle pouvait entendre son propre cœur, si bruyant, si lourd. Elle entendait son souffle qui lui donnait l’impression d’être un ouragan dans son monde. Elle essaya d’attraper la main de Stefano, mais elle ne savait même plus où il était. Elle murmura son nom, comme une prière invisible censée la ramener vers lui. Est-ce ainsi que tout devait se passer ? Était-elle condamnée à vivre l’harmonie puis le chaos successivement ?

Finalement, le temps reprit son court. Ana fut happée par la réalité sans y faire attention. Elle avait glissé. Seul le tronc dans son dos l’avait empêchée de s’étaler dans la boue de tout son être. Des gens la regardait bizarrement. Pendant un instant, elle croisa le regard de Stefano, elle laissa échapper dans un souffle :

« Peut-être devrions-nous reprendre ce voyage plus tard… »

Et il disparut de son champ de vision. La bruine s’était transformée en pluie. L’arbre ne protégeait plus ses cheveux et l’eau dégoulinait de partout. Un frisson glacial la parcourut. Elle se redressa avec beaucoup de maladresse et tenta de marcher. Chaque bruit de la ville semblait décuplé. Elle avait envie de hurler, de pleurer, de se rouler par terre en priant pour que tout s’arrête. Les klaxons. Les rires. Le bruit de l’eau tombant sur l’asphalte. Les rires. Les bavardages. Le sang qui battait dans ses tempes.

Puis au bout d’une éternité, Ana arriva dans sa chambre et elle s’effondra sur son lit. Tous les sons qu’elle percevait, même étouffés, lui faisait l’effet d’avoir son crâne ouvert en deux à la vue de tous.

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Re: "Les sens en éveil" - ft. Ana





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Un brouhaha. Le monde qui bascule. Le soleil. La pluie. Un équilibre particulièrement précaire. Ana est à la fois là, et n'est plus dans ton champ de vision. Elle essaye tant bien que mal d'attraper ta main. Mais le monde bascule autour de vous. Comme s'il ne voulait pas que vos mains se touchent. Comme un tremblement de terre. Le monde s'écroule. Puis une vision.

Quelques temps que tu n'avais pas fait cette vision. Tu vois une personne dans l'ombre. Tu n'arrives pas à distinguer si c'est un homme ou une femme. Habillée d'un grand caban et d'un chapeau, elle est dans l'ombre d'une ruelle. Une grande ville. Tu pensais à New York la première fois. Mais en étant plus attentif, c'est Hong Kong qui te viens à l'esprit. Tu n'arrives toujours pas à la distinguer et ce n'est pas la première fois. Elle te hante même dans tes rêves depuis quelques temps. Tu lui hurle de sortir de ta tête et tu sens le sol s'ouvrir sous tes pieds.

Lorsque tu reviens à la réalité, tu es presque au sol. La terre était réellement en train de trembler et depuis tout à l'heure ce n'était pas une impression. Un séisme. À Rome. Cela faisait quelques temps qu'il n'y en avais pas eu. Assez fort d'ailleurs. Le gens courent dans tout les sens avant que la secousse ne s'arrête. Tu te relèves. La réalité paraît tellement morne. Le monde autour de toi paraît se remettre de cette secousse, mais c'est une secousse bien plus forte que tu as ressenti. Tu te relèves tant bien que mal tandis que ta douleur au crâne reprends de plus belle.

Tu entends Ana murmurer au loin qu'il faudra remettre ce voyage à plus tard. Tu penses la même chose tandis que tu as du mal à remettre les choses dans leur contexte. Que vient-il de se passer ? Tant d'harmonie qui intervient avant tant de chaos. Les questions se bousculent dans ta tête. À vrai dire c'est toute ta perception qui est ébranlée et qui s'effondre.

La migraine se renforce. Tu n'es pas bien du tout. Tant bien que mal tu marche vers chez toi sous ce soleil de plomb. La chaleur, les voitures, les gens... Tant de sensations qui semblent te frapper de plein fouet. Mais tu as l'impression de subir Rome et Londres en même temps. Le lien n'est pas interrompu, il a pris une autre forme simplement. Tu remontes la rue du Colisée et tu manques de te faire renverser alors que tu es à deux rues de ton loft.

L'homme qui a faillit t'écraser sort de la voiture pour t'engueuler. Tu lui rétorque un énorme "Và fà in culo", avant qu'il ne s'approche de toi. Tu le maîtrises alors en vitesse avant de lui dire "Chè cazzo pensi fare ?" car clairement tu as l'avantage sur lui. La colère fait place à la peur dans ses yeux et il s'en va sans broncher. Tu remontes alors chez toi et t'effondre sur le pas de la porte. Épuise. Tu sens encore le lien avec Ana. Le temps d'un instant tu croises son regard à l'autre bout de la pièce. Le lien est interrompu.

[HRPG : Fin ?]



Stefano G. Ercoli - La malavita

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"Les sens en éveil" - ft. Ana

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