Feel like falling [ft. Elio]

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Feel like falling [ft. Elio]




♫ Feel Like Falling ♫

Miami, mi-octobre 2018.

Il faisait 32 degrés, ce qui était un record pour un mois d’octobre. Il faisait 32 degrés et Nyota se tapait une migraine épouvantable. Cela avait commencé dans l’avion qui l’avait transporté depuis la caroline du nord, où elle était stationnée et faisait deux jours qu’elle ne bougeait pas de sa chambre, contrainte par ces douleurs foudroyantes qui parfois lui donnaient la nausée. Elle mangeait à peine et dormait peu, comme dans un état second.

Sauf que ce n’était pas du goût de ses frères. En effet, Josh et Sean, avaient pour l’occasion réussit à convaincre la jeune femme qu’elle avait besoin de changer d’air. C’était évident. Selon eux, elle était surchargée de travail dans son unité et, maintenant qu’elle était en permission dans sa famille, elle en ressentait le contre-coup.

Pour eux, il n’y avait qu’une solution : une journée à la plage. "Comme au bon vieux temps." avait même dit Sean en accompagnant sa phrase d’un clin d’œil appuyé. Ça, ça voulait dire que le jeune homme, d’un an son ainé, avait prévu une petite séance de phytothérapie illégale.

Nyota n’avait même pas eu la force de refuser et, encore moins, de lui dire qu’elle était testée tous les mois pour usage de drogues. Elle s’était pourtant laissé trainer dans la voiture du plus âgé, après avoir enfilé un débardeur fuchsia sur un jean délavé et une paire de tongs. Elle portait aussi une paire de lunettes noires sur son nez afin de diminuer la vibrance du soleil qui écorchait sa rétine et brûlait un peu plus son cerveau.

Maintenant à l’ombre d’un parasol, apporté par Joshua, les orteils enfoncés dans le sable blanc de la plage, elle contemplait les vagues en silence.

A ses côtés, les deux garçons blaguaient comme à leur habitude en se passant une roulée, qui ne contenait pas que du tabac. De temps en temps, ils lui proposaient de tirer une latte, qu’elle refusait en secouant la tête. Elle n’était pas certaine que ça arrange ses céphalées et pensait même que ça les aggraverait.

Dans sa poche, son téléphone vibra et elle dut faire un effort surhumain pour l’y repécher.

Sur l’écran, où trônait une photo prise avec son unité, une petite enveloppe clignotait à côté des chiffres indiquant l’heure et le temps qu’il faisait.

D’un geste un peu gauche, ses mouvements entravés par la douleur qui pulsait dans sa boîte crânienne, elle sélectionna l’icone qui se transforma, dans une animation fluide, en un cadre blanc.

*Coucou, little star.* disait le message. *On pense bien fort à toi. On espère que tout se passe bien chez toi et que tu passes un bon moment avec ton autre famille. Des bisous.* C’était signé Elena et elle savait que la jeune femme, qui était la personne de laquelle elle se sentait la plus proche dans son unité, était sincère.

Un sourire pris place sur les lèvres de Nyota, malgré le désagrément que cela lui causait et elle commença à répondre lentement. Ils lui manquaient aussi et elle aurait aimé qu’ils soient avec elle pour partager ce moment avec ses frères.

A peine eut-elle envoyé la réponse qu’un autre message arriva. C’était une photo, assez semblable à celle qui lui servait de fond d’écran, sur laquelle on voyait Elena et les autres membres de son escouade, tous habillés de leur treillis, lui faire le signe de la victoire et des grimaces.

Cela lui arracha un petit rire un peu rauque puis, soulevant son téléphone au niveau des yeux, la jeune femme entrepris de prendre une photo du paysage paradisiaque qui s’étalait devant elle.

C’est là qu’elle le remarqua. A quelques pas d’elle. Un jeune homme aux cheveux bouclés, une paire d’écouteurs dans les oreilles et les yeux fermés, du moins lui semblait-il, comme absorbé par la musique.

Elle en délaissa sa photo un instant, plissant les yeux pour mieux le détailler. C’était étrange. Il y avait chez lui un "elle-ne-savait-quoi", qui lui donnait envie de l’approcher et de l’aborder et en même temps elle avait l’impression qu’il était comme décalé, qu’il n’appartenait pas à la scène.

Cette migraine commençait vraiment à jouer avec ses perceptions…
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Elio S. Auditore

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Re: Feel like falling [ft. Elio]



Feel like failling
Nyota & Elio


Qu’il était bon de ce retrouver là. Un léger sourire s’étira sur mes lèvres à cette constatation. Seul assis sur la pierre, mes écouteurs vissés dans mes oreilles, mes yeux parcouraient le paysage qui se prosternait devant moi avec un sentiment de liberté que j’aimais redécouvrir une nouvelle fois. Le soleil m’éclairait de ses faibles rayons, après s’être cachés durant ses derniers jours, m’obligeant presque à rester enfermé chez moi à m’en rendre dingue. J’aimais mon appartement, mais je détestais plus que tout me sentir à l’étroit à l’intérieur. Ainsi, enfin, j’étais plus qu’heureux de pouvoir profiter un peu de la douceur de la journée. Evidemment, j’avais tout de même dû opter pour un bon pull, car même si l’astre solaire était de la partie, les températures étaient drastiquement descendues. Comme à mon habitude, j’avais enfourché mon vélo au matin, après avoir préparé mon sac où j’avais fourré mes notes et mon carnet, un sandwich et un stylo, sans oublié mes clés. Puis j’étais parti dans les rues de la capitale, à la recherche d’un peu d’air pour me changer les idées et pour chercher l’inspiration. Je m’étais égaré dans les rues piétonnes, puis m’étais posé quelques heures sur les marches d’une église avant de repartir pour finalement atterrir ici même, à quelques dizaines de mètres de hauteur, loin de l’agitation de la ville que pouvait être Rome.

Mon escapade était bénéfique, car j’avais écrit, griffonné, continué certaines de mes oeuvres tout en essayant de ne pas trop penser. Ses derniers jours, je l’avais bien assez fait. Eviter de penser à toi, à tous ses évènements tous plus étranges les uns que les autres qui m’avaient bouleversé autant que ton départ, il y avait de cela plusieurs mois maintenant. Penser à toi était toujours douloureux, mais la douleur s’apaisait sensiblement, au fur et à mesure que les jours s’écoulaient. Je n’avais pas revu Ana, ni Stefano, à croire que rien ne s’était réellement passé, même si j’avais toujours ses maux de têtes atroces me clouant parfois sur place. Néanmoins, j’avais toujours des envies incongrues, des sensations étranges qui me semblait ne pas m’appartenir et parfois, j’avais cru voir l’ombre de la chevelure ébène d’Ana au détour d’une ruelle, avant de me rendre à l’évidence que ce n’était pas elle. J’avais arrêté de me poser des questions, d’essayer de comprendre le pourquoi du comment pour faire place à l’instant présent, chose devenue bien difficile pour moi.

Alors, une nouvelle fois, je fermais les yeux pour mieux profiter. Sentir le soleil réchauffer ma nuque, le vent s’engouffrer dans mes cheveux et enfin, le sable chaud sous mes doigts. Le sable ? Les sourcils froncés, je rouvrais les yeux pour découvrir la mer s’étendant devant moi. Mes doigts se contractèrent sur le sable alors que mon regard explorait cet endroit inconnu, tandis qu’une sensation de légèreté mêlé au doute faisait son apparition. Encore ? Où étais-je cette fois ? Miami. Ca me frappait comme une évidence, comme avec Ana à Londres, comme avec Stefano à la Carmine. Partagé, je choisi d’accepter le phénomène, moi qui avait encore cru à des hallucinations. C’était réel, et je me le répétais pour mieux m’en convaincre. Alors je soupirais, laissant ensuite place à un nouveau sourire apaisé se formant sur mes lèvres. Est-ce que Stefano était en voyage ? Ana ? Non, ce n’était pas possible. Et dans le fond, je savais que ce n’était pas eux. Mais qui alors ? Mon instinct me guida de lui-même, alors que mon regard se tourna à la recherche de mon hôte, visiblement assise sur son transat, à quelques mètres à peine. Pendant quelques secondes, je l’observais ainsi, puis d’un sourire, je l’invitais à me rejoindre, curieux que je pouvais être de découvrir la demoiselle.


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Fais moi la mort
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(c) blue walrus.

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